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La Campagne de ¨Pologne Septembre 1939.

Polish infantry moving into actionpopular artillery piece in the Polish army the venerable French 'soixante-quinze'
tankettes in counterattack, outskirts of Warsaw, 13 September 1939 The Polish Campaign of 1939 'situation on september 9'

La Nation polonaise ré émergea en 1918 après 123 d’obscurité et de subjugation allemande, russe ou de l’Empire austro-hongrois. Tandis que les Polonais mirent rapidement en application les systèmes politiques et économiques pour atteindre l’esprit de Nation, des forces extérieures furent assez promptes pour tester la force de la Pologne alors qu’il y avait un vide en Europe Centrale et de l’Est. En l’espace des trois années qui suivirent sa réémergence, la Pologne s’était battue contre l’Allemagne, la Lituanie, l’Ukraine et la Russie pour sauvegarder la souveraineté de son territoire. Tandis que les politiciens polonais à l’image de Dmowski souhaitaient des frontières basées sur l’ethnie, maints Polonais souhaitaient la gloire passée du Commonwealth Polono-Lituanien de la fin du 18ème siècle. La « Question polonaise » a poursuivi les politiciens tant pendant la guerre qu’au Traité de Versailles. La tension causée par les frontières ethniques complexes ainsi que les villes contestées, menèrent finalement au déclenchement de la guerre.

Prologue à la guerre.

Le tout nouveau Parlement (Sejm) vota la Loi de l’Armée en Février 1919 et nomma Jozef Pilsudski Commandant en chef. L’armée d’entre deux guerres était à l’origine composée d’un panachage d’unités essentiellement composées de prisonniers de guerre des armées allemandes et austro-hongroises ou de petites milices politiques (Ascherson, 1987 ; Zaloga and Madej, 1961). Historiquement, la Pologne avait fournie à Napoléon sa cavalerie d’élite et cette relation fut ironiquement maintenue lors des Première et Seconde guerres mondiales.

En France, le Général Jozef Haller avait commandé six Divisions de l’Armée polonaise lors de la Première guerre mondiale et d’autres unités furent rattachées à la Légion Etrangère française. A u début de la guerre 25000 Polono-américains s’étaient portés volontaires pour combattre dans les tranchées. Ceux-ci firent leur entraînement au Canada alors que les USA se languissaient dans la neutralité. (L’Armée d’Haller fut transférée en Pologne en 1919).

Le gouvernement tsariste avait autorisé la formation d’une Légion polonaise (Pulawy Legion). Toutefois, l’augmentation de la tension politique en Russie et les craintes de la montée du nationalisme polonais, provoquèrent sa dissolution jusqu’à ce que le régime plus libéral de Kerensky, en 1917, permette la formation du 1er Corps Polonais Oriental qui fut transféré sur le front de Biélorussie.

Pilsudski commandait une armée entraînée par ses adversaires et dirigée par un corps d’officiers sorti tout droit de l’ancien Empire Austro-hongrois ce qui amena des tensions au sein des forces armées. La plupart de ces unités regroupaient un peu plus de 40% d’ethnie non polonaise (Zaloga et Madej, 1991).

La Pologne regagnant son identité, les escarmouches de frontières permirent à la nouvelle armée de se comporter en temps qu’unité cohésive. La guerre Polono-soviètique fut un moment bref mais terrifiant pour l’Europe entière (Ascherson, 1987, Stafford, 1997). Pour bon nombres d’observateurs les Polonais étaient sur le point d’accomplir ce que les Russes blancs n’avaient pu : le renversement des Bolcheviques (Stafford, 1997).

Churchill avait vu et espéré avoir financé la campagne de Savinkov, un Russe anti-tsariste et anti-bolchevique, pour une campagne pour contrecarrer la montée du communisme. Les « Verts » ou Union pour la défense de la Patrie effectuèrent une série de sabotages contre le parc ferroviaire, prirent en embuscade les patrouilles bolcheviques et organisèrent l’assassinat du chef local des Bolcheviques en Russie même. Pilsudski soutînt Savinkov lequel ne savait pas que la Cheka avait infiltré son organisation. Les Russes blancs envisageaient toujours la réabsorption de la Pologne par l’Empire russe et cette politique fondamentaliste annula l’effort de Pilsudski.

En Avril 1920, la Pologne soutînt les forces nationalistes ukrainiennes en envahit l’Ukraine. L’opération fut si victorieuse avec la cavalerie fonçant sur Kiev que les Soviétiques humiliés voulurent se venger. L’armée des Russes blancs défaite, les Soviétiques repoussèrent les Polonais jusqu’aux portes de Varsovie. A la fin de l’été 1920, Pilsudski effectua une splendide contre-attaque (Zaloga et Madej, 1991) en repoussant les Russes jusqu’à la frontière.

La révolte des paysans russes à Tambov et la mutinerie de Kronstadt causée par la famine, obligèrent Lénine à modifier ses « réformes » économiques. La capacité militaire de la Pologne ne dissuada pas la Tchécoslovaquie de s’emparer d’une bande de territoire contesté proche de la ville de Cieszyn. Dans la course à la Seconde Guerre, les voisins de la Pologne étaient en conflits semblant être insolutionables.

Etat des Forces Armées.

La plus grande partie du front est de la Première Guerre avait occupé le sol polonais. Les Forces Impériales précédentes avaient dépouillé les ressources agricoles et ne firent aucun investissement industriel sauf pour quelques usines textiles à Lodz. L’Etat polonais était dans une sérieuse situation économique. Tandis que la démocratie naissante fléchissait ses muscles politiques et militaires, l’économie traînait les pieds.

L’entraînement militaire et l’appui vinrent de France. L’entraînement et la théorie des officiers français favorisèrent une stratégie de guerre statique. Afin de réduire l’influence française, Piilsudski ordonna le départ des français à la fin des années 20 (Zaloga et Madej, 1991). Les conflits politiques internes parmi les ethnies et les détachements entraînèrent un coup d’état en 1926 par Pilsudski. L’industrialisation au sud de la Pologne a permis aux Polonais de produire des avions de chasse (P7 et P11) supérieurs à ceux des Allemands ou des Russes, cependant, ceux-ci furent exportés en grand 1926 par Pilsudski. L’industrialisation au sud de la Pologne a permis aux Polonais de produire des avions de chasse (P7 et P11) supérieurs à ceux des Allemands ou des Russes, cependant, ceux-ci furent exportés en grand aloga et Madej, 1991 :11).

Budget du Ministère polonais de la Défense 1938 - 1939
Service Millions Zloty %
Administration militaire 100 12.5
Infanterie 225 28.2
Cavalerie 58 7.3
Garde National 7 0.9
Artillerie 16 2
Blindés 13.7 1.7
Ingénieurs 8.9 1.1
Communications 5.1 0.6
Intendance militaire 1.8 0.2
Aviation 46.3 5.8
Marine 21.7 2.7
Préparations industrielles 6 0.7
Recherche et formation 30 3.8
Solde des réservistes 8 1
Transports terrestres et ferroviaires 15 1.9
Construction 22 2.7
Approvisionnement des réserves 197 24.7
Salaires 16 2

Source: Zaloga and Madej, 1991:13

Tandis que la Pologne modernisait son armée, ses budgets étaient modestes et souffraient de ceux de la Défense qui se voyaient repoussés jusqu’au milieu des années 40. Malheureusement, ceci retarda la modernisation d’au moins une génération en ce qui concernait l’armement stratégique clé.

Doctrine stratégique et opérationnelle

Les forces armée polonaises (Polskie Sily Zbrojne) ou PSZ incluait les forces terrestres et la Marine. L’aviation était à part, mais se distinguait par son propre uniforme ainsi que par ses structures de commandement. Après 1926, l’organisation de PSZ était basée sur système bizarre de deux ensembles conçu par Pilsudski (Zagora et Madej, 1991) de manière à faire face aux opérations tant en temps de paix qu’en temps de guerre. Comme toutes les armées en temps de paix, les manœuvres de PSZ et l’organisation stratégique simulaient des invasions venant d’Allemagne (Plan N) ou du côté soviétique (Plan R). Les Polonais allèrent même jusqu’à une invasion simultanée sur deux fronts (Plan N + R). Dans chaque scénario, le rôle et l’aide des Français et des Roumains furent cruciaux tant à la réussite qu’à la survie, par conséquent, toutes les conventions post 1918 avec ces pays mettaient en œuvre les supports stratégiques au cas où une invasion surviendrait.

En Mars 1939, les Polonais avaient estimés devoir face à une invasion de l’ordre de 70 divisions allemandes, l’organisation de PSZ sur le terrain était la suivante :

Armées Commandants Type Position
Army Modlin Gen. Emil Krukowicz-Przedrzymirski 2 divisions d’infanterie, 2 brigades de cavalerie. Frontière est de la Prusse.
Groupe Spécial Opérationnel Narew (SGO Narew) Gen. Czeslaw Mlot-Fijalkowski 2 divisions d’infanterie, 2 brigades de cavalerie. Protection du flanc droit de l’armée Modlin.
Wyszkow Reserve   3 divisions d’infanterie. Support à l’armée Modlin and SGO Narew
Armée Pomorze Gen. Wladyslaw Bortnowski 5 divisions d’infanterie, 1 brigade de cavalerie. Défense du Corridor de la Poméranie.
Armée Poznan Gen. Tadeusz Kutrzeba 4 divisions d’infanterie, 2 brigades de cavalerie. Frontière et flancs de la Poméranie et de la Silésie.
Armée Lodz Gen. Juliusz Rommel 5 infantry divisions 5 divisions d’infanterie, 2 brigades de cavalerie. Pologne du centre.
Armée Cracovie Gen. Antoni Szylling 2 divisions d’infanterie, 10ème brigade Mécanisée Silésie supérieure et le sud de la Pologne bordant la Slovaquie.
Armée Prusy Haut Commandement polonais 7 divisions d’infanterie, 1 brigade de cavalerie, 2 batallions de tanks Front central.
Armée des Carpates Gen, Kazimierz Fabrycy 2 divisions d’infanterie de réserves. Région des Carpates
Aviation Gen. Jozef Zajac Bombardiers (90) Chasseurs (120) Support de défense de Varsovie.
Unités AA     Dans la plupart des villes.
Marine   Destroyers (4) Sous marins (5)  

Source: Zaloga and Madej, 1991:28

Selon Zaloga et Madej (1991) la doctrine polonaise de combat telle que diviser les armées en deux plus petites unités opérationnelles, combat de nuit, l’improvisation de façon à neutraliser une faiblesse numérique. Tactiquement, cette approche était plus parente de la guerre Franco Prussienne que celle d’une armée sur le point de faire connaissance à la Blitzkrieg (guerre éclair). Chaque armée devait couvrir un front de 200 Km, chaque division d’infanterie devant en couvrir 12 à 25 selon le terrain et la tactique adoptée par l’Opposant. La ceinture de défense principale avait une longueur de 2 Km avec des défenses linéaires conventionnelles. La cavalerie s’occupant de la reconnaissance et une défense mobile avancée de 9 Km servant d’écran aux lignes de défenses principales. L’artillerie en position typique à 3 Km en arrière du principal rideau défensif.

La campagne de Septembre

Avec du recul l’analyse de la campagne de Septembre est trop facile. Liddell Hart (1970) fit connaître la proposition que les Polonais auraient du faire : les principales fortifications derrière la Vistule et le San, abandonnant le principal centre industriel du pays. Il vit la stratégie militaire des Polonais alourdie par la fierté et une trop grande confiance militaire rendant leur organisation militaire irréelle, plaçant de fortes concentrations dans le couloir et sous-équipée pour affronter une guerre mécanisée. Ce ne fut pas une victoire facile et les Allemands subirent de plus lourdes pertes que lors de la Campagne de France (Ascherson, 1987).

A la fin du mois d’Août 1939, la Pologne mobilisa secrètement son armée en la portant à 700000 hommes. Le 25 Août, la Wehrmacht envoya des ordres pour « Case White » (Invasion de la Pologne), malheureusement les négociations entre Hitler et Mussolini n’allant pas bien, les ordres furent de ce fait annulés, mais toutes les unités ne les reçurent à temps. Les raids frontaliers de l’Abwehr, l’intensification des vols de reconnaissance ainsi qu’une intrusion au col de Jablonka furent remarqués et pas nécessairement pris en compte par les Polonais, non pas par trop grande confiance comme le vit Liddell Hart, mais par pure incapacité à cause d’un manque de moyens. Les Allemands ne firent pas de tactique surprise comme beaucoup d’historiens britanniques et allemands le croyaient (Zaloga et Madej, 1991).

Le 30 Août 1939, le Maréchal Tydz-Smigly mit le pays sur le pied de guerre. La Marine fut informée d’activer l’Opération Pekin. La flottille de destroyers mit le cap sur la Grande-Bretagne et eut le temps de franchir le Détroit du Danemark avant la déclaration de guerre. La Mobilisation Générale du être retardée de manière à prendre connaissance des accords Franco-britannique et ne pas enflammer la situation diplomatique déjà tendue. Pour bon nombre d’historiens, cette mesure fut interprétée comme un effet de surprise à l’encontre des Polonais. La Wehrmacht entre en guerre le 1er Septembre 1939, sans tenir compte de ce que pensaient les Polonais, les Anglais et les Français. Au moment de la Mobilisation Générale, Français et Anglais protestèrent malgré l’évidence de la présence en masse de l’armée allemande le long des frontières. Les Polonais furent surclassés à 10 / 1 (Ascherson , 1987). Pour le lieutenant général Anders, les premières phases de la guerre eurent un point d’ironie. Alors que le commandant de la Brigade de Cavalerie de Novogrodek basée à Lidzbark, à quelques kilomètres de Grunewald, où en 1410 les Polonais furent victorieux des Chevaliers Teutons, Anders sut que la défense de la Pologne allait être vaine.

Le 31 Août, l’aviation polonaise reçut l’ordre de s’éparpiller sur des aérodromes secrets. Hitler anticipa avec correction la piètre réponse des Anglais et des Français et ordonna à ses armées de se déployer dans le cadre du plan Case White. Personne ne sut pourquoi Smigly-Rydz crut que l’Angleterre ou la France allait venir en aide – ayant été précisé auparavant qu’une période de deux semaines serait nécessaire à la France pour mener une contre-offensive. Smigly-Rydz ne tînt également pas compte de la politique de Pilsudski de considérer les mesures de défense contre les Soviètiques.

1er Septembre 1939

A 4h30, les Stukas bombardèrent prématurément le pont de Tczew dans le couloir de Poméranie. Des SS revêtus d’uniformes polonais attaquèrent la station de radio de Gleiwitz et diffusèrent des messages provocateurs pressant les minorités polonaises de prendre les armes contre Hitler. Pour un brin de réalisme, plusieurs corps de détenus issus de camps de concentration portant l’uniforme polonais, furent exposés comme « preuve » pour que les journalistes en fassent état (Zaloga et Madej, 1991).

La ville libre de Danzig fut sévèrement pilonnée et bombardée, subissant de lourdes pertes dans la population civile et les défenses côtières militaires ou la Flotte. A Danzig, les défenseurs, en particulier les volontaires civiles, furent abattus. L’Armée Pomorze fut opposée à la 4ème Armée ayant pour tactique de l’isoler dans le nord du reste des Forces polonaises puis de rejoindre la 3ème Armée et attaquer Varsovie.

Dans les combats on pouvait dénombrer des scènes de pur héroïsme. La Brigade de Cavalerie Pomorska fut en contact avec la 20ème Division d’Infanterie motorisée allemande. Le Colonel Masterlarz envoya la moitié de son unité pour tenter une attaque surprise par l’arrière. Prenant un bataillon d’infanterie par surprise dans la clairière d’un bois, l’attaque au sabre les décima tous. Légendes et mythes naquirent des cavaleries s’emparant de véhicules blindés. Cependant, on oublia que les unités de cavalerie menèrent des attaques anti-chars pour un déploiement rapide (Zaloga et Madej, 1991).

German troops demolish a Polish customs station.

Sur le front prussien, la 3ème Armée allemande perça les défenses au nord de Varsovie. Les attaques au sol commencèrent à 5h00 et visèrent à détruire les lourdes fortifications de Mlawa. C’était sur ce front que la Brigade de Cavalerie polonaise Mazowiecka eut à affronter au sabre la 1ère Brigade allemande de Cavalerie (Zaloga et Madej, 1991) marquant ainsi la fin des combats à cheval. Le groupe Opérationnel Spécial polonais Narew n’avait virtuellement aucun contact avec les Allemands à cause de l’activité restreinte de la 3ème Armée polonaise et par conséquent niant en fait des gains rapides sur ce front.

La plus importante bataille se déroula dans le sud-ouest, un front couvert par l’Armée Lodz et plus au sud par celle de Cracovie. L’Armée de Poznan au centre ne connut que de faibles affrontements ou contacts le premier jour des combats. Les 8ème et 10ème Armées allemandes percèrent les zones forestières denses. La Brigade de Cavalerie Wolynska contra successivement les attaques de la 4ème Division Panzer allemande dont la faible coordination en attaque retarda son avance et la perte d’équipements. Géographiquement, ce front était des plus divers et faisait face à la plus grande concentration de troupes mécanisées. Le plus dur combat se situa autour de la zone industrielle de Katowice. Au sud, les 44ème et 45ème Divisions d’Infanterie attaquèrent par le col de Jablonkow près de Karwina et Cieszyn faiblement défendues. Dans la zone montagneuse du sud, le XXII Corps Panzer attaqua peu avant Nowy Targ sur la Dunajec défendue par le 1er Régiment KOP et le Bataillon de la Garde Nationale de Zakopane. L’Armée de Cracovie fut contrainte à lui venir en aide pour enrayer l’attaque qui était temporairement contenue.

Débordée sur ses flancs et harcelée par les unités de guérilla allemandes, l’Armée de Cracovie devait affronter bon nombre d’unités allemandes envoyées par l’Abwehr afin d’effectuer des sabotages.

Dès que les Allemands enfoncèrent les différents fronts, l’insuffisance de la communication gêna toute chance de regroupement à grande échelle. Du 10 au 18 Septembre les unités polonaises purent se rassembler rapidement et furent en mesure de harceler et d’infliger de sérieuses pertes. Pour des commandants de la trempe d’Anders, la confusion et les ordres contradictoires s’ajoutèrent à la peine et à l’humiliation de l’inévitable défaite. Les unités tentèrent de se diriger vers le sud-est malgré des tirs d’artillerie bien coordonnés. Soldats et civils capables de tenir une arme se défendirent avec bravoure et résistèrent du plus qu’ils purent tout en progressant derrière la Vistule. L’encerclement commença et 60000 troupes furent anéanties à Radom. Des unités de partisans furent levées et les unités de l’armée régulière continuèrent leurs mouvements vers le sud-est en quête de nourritures, de munitions et de regroupement afin d’éviter l’anéantissement au moment où les Russes entrèrent en guerre le 17 Septembre.

Les commandants firent déplacer les restes de l’armée vers une échappatoire les conduisant en Roumanie et en Hongrie. Les unités firent une brèche dans les lignes allemandes le 22 Septembre avant que les troupes soviétiques ne bloquent toutes les routes. La Pologne tomba finalement le 6 Octobre lorsque les derniers bastions de résistance ne cèdent à Hel et Kock. Zalonga et Madej(1991) estimèrent à 587000 le nombre de prisonniers faits par les Allemands et 200000 pour les Soviétiques. Anders (1949) estima entre 200 – 300000 le nombre d’évadés en Roumanie et Hongrie par le col de Dukla. Ceux qui furent pris par les Soviétiques l’auraient été bien plus loin (Anders, 1949). Fiedotov, général du NKVD estima le chiffre à 475000. Cependant, si toutes ces arrestations incluaient les Russes blancs, les Juifs et les prisonniers politiques, le nombre serait compris entre 1,5 et 1,6. Transférés dans les goulags, peu survécurent.

L’n des plus grands cadeaux de la Pologne envers l’effort de guerre fut la capture d’une machine Ultra (Stafford, 1997) au début du conflit. La vraie valeur de cette machine de codage fut reconnue tant par les décodeurs français et polonais. Malheureusement, la reconnaissance de son importance vint plus tard et le remerciement aux Polonais ne prit que quelques lignes que ce soit dans les archives ou dans l’histoire.

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