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L’Armée polonaise en Grande-Bretagne

Suite à l’effondrement de l’armée française et des restes du Corps Expéditionnaire Britannique (quelques 300 000 hommes) sauvés des plages de Dunkerque entre Mai et Juin 1940, l’Armée polonaise se battit et défendit les positions qu’on lui avait assignées jusqu’à ce que le poids des forces allemandes les obligèrent à se rendre ou à s’échapper.

Le 4 Juin 1940 le Général Sikorski et le Premier Ministre français signaient un accord militaire afin de former une armée polonaise en France. Malgré un manque d’équipements, il fut convenu de créer 2 corps d’infanterie (une division de Grenadiers, le seconde division de fusiliers, la Brigade de fusiliers indépendante), une division blindée, une vingtaine d’escadrille aériennes et des services auxiliaires.

Lorsque la guerre éclate l’Armée polonaise en France recense 82000 ressortissants ou de familles émigrées. La Division de Grenadiers était basée à Colombey-les-Belles au sud-est de Nancy. La Seconde Division d’Infanterie de Fusiliers (2DSP) commandée par le Général de Brigade Bronislaw Pruger-Ketling fut envoyé au front dans le secteur de Belfort. La 10ème Brigade d’Infanterie Motorisée sous les ordres du Général Stanislaw Maczek couvrait le flanc proche de Reims avec des armes d’antiquité ! Cette unité était composée d’un régiment de deux bataillons de chars, un régiment de cavalerie motorisée de deux bataillons, une batterie d’artillerie de 105mm et une défense anti-aérienne. Envoyée initialement sur Paris par le train entre le 27 et le 30 Mai 1940, la Brigade établit son Q.G au château de Corbeville et un peu plus tard à Orsay. Les blindés furent rapidement transférés au camp de Satory où ils furent équipés du nouveau char Renault 35 tandis que la Cavalerie s’installait à Arpajon.  


1940, quelque part en Champagne.

La 1ère Division de Grenadiers en Alsace formait une partie du 20ème  Corps français et tandis que l’armée française s’émiettait (les troupes se retirant des combats), les Polonais bataillaient dans des combats d’arrière-garde dans le secteur de la Moselle autour de Diesen sur la frontière allemande ainsi qu’à Lagarde et Raon-l’Etape à l’est de Nancy. L’intensité des combats était telle que beaucoup furent fait prisonniers ou tués.

Le secteur opérationnel de la 10ème Brigade de Cavalerie Motorisée était trop vaste pour pouvoir être correctement couvert et pouvait au mieux retarder l’assaut en oeuvrant pour les unités battant en retraite qui étaient sous le feu constant de l’ennemi. Une charge contre la ville de Champaubert-Montgivroux tenue par les Allemands, dans la vallée de la Marne, permit aux 20ème et 59ème Divisions d’Infanterie française de s’échapper par les marais de St.Gond. Le 15 Juin, la Brigade franchit la Seine à Bar/Seine au sud-ouest de Troyes afin de rallier Chaource et obtenir du carburant qui commençait  par manquer cruellement. Ayant reçu l’ordre de prendre la ville de Montbard située à mi-chemin entre Auxerre et Dijon, le Général Maczek décida d’attaquer par surprise un pont fortifié. Il attaqua de nuit le 66ème régiment de la 13ème Division Motorisée et la repoussa hors de la ville permettant à un Corps français de s’échapper le long des bords du canal de Bourgogne. Encerclé, le Général Maczek ordonna la destruction de tous les blindés et pièces d’artillerie dans la forêt de Moloy. Avec 500 hommes faiblement armés, le Général Maczek s’échappa par le sud en quête de navires dans les ports non occupés de façon à pouvoir reformer un peu plus tard  une armée en Ecosse.  


L’attaque de Montbard

Le reste de la Brigade polonaise Podhalanska revient en France après ses opérations dans l’Arctique à Narvik. Elle débarque à Brest le 13 Juin 1940 pour découvrir que malgré des pertes sérieuses subies par la 1ère Division de Grenadiers couvrant la retraite alliée reçut l’ordre de renforcer une armée française inexistante défendant la Bretagne. Quelques uns tentèrent de s’échapper en Ecosse pour incorporer la 1ère Division Blindée du Général Maczek. L’ordre de sacrifier au combat une brigade expérimentée et la rendre inefficace  à la chute de la France demeure l’une des plus grosses  stupidités et incompétences et nier de ce fait la Grande-Bretagne comme étant une riche ressource pouvant transformer des troupes d’infanterie moins expérimentées en troupes d’élite pouvant être capables de combler les pertes au sein des bataillons.

Il fut demandé aux unités polonaises incomplètes incorporées dans les camps d’entraînement de Bretagne d’être dissoutes et dispersées de manière à éviter d’être capturées. Le Q.G polonais émigra à Libourne près de Bordeaux lorsque le Général Sikorski arrive le 17 Juin 1940 afin de faire le point sur les positions depuis que les Français cherchent l’armistice avec les Allemands. Le Général Sikorski refusa l’appel du Général Weygand de jeter dans la bataille le reste des troupes polonaises. Sikorski envoya une lettre à Churchill dans ce sens et organisa lui-même sa visite jusqu’à Bordeaux à bord d’un appareil de la Raf tandis que le Président polonais et membres du Gouvernement embarquèrent à bord du Croiseur britannique le HMS Arethuse.

Une arma de navires polonais (notamment les paquebots Batory et Sobieski) convergea vers Marseille pour embarquer quelques 20000 hommes vers l’Afrique du Nord.

Ecosse 1940
Tout de suite après la chute de la France, la Grande-Bretagne était en état d’alerte et se préparait à la menace d’invasion. En Juillet 1940 les reste de l’Armée polonaise furent rassemblés et réorganisés dans la région de Glasgow en temps que 1er Corps de l’Armée polonaise sous le commandement du Général Marian Kukiel. Sa tâche fut de construire des défenses côtières tout d’abord le long de la côte allant de Fife jusque Angus. L’île de Bute devînt un centre détention politique servant à montrer les troupes à la « cinquième colonne » ou à ceux qui pourraient nuire aux nouvelles stratégies développées par Sikorski et le Gouvernement en exile. Le château d’Inverlochy proche de Fort William (STS No.38)  devînt le lieu d’entraînement des Forces Spéciales (SF) connues sous l’appellation Cichociemni ou The Silent and Unseen. (Les Silencieux et les Invisibles.)  


Edification des défenses – Bunkers et obstacles anti-chars

Pour quelques soldats, l’odyssée de leur campagne avait déjà débutée en Pologne et les avait emmenée via la Hongrie ou la Roumanie en France et en Afrique du Nord. En Ecosse maintenant ils suivaient un entraînement intensif et en quelques mois avaient construits un périmètre de défense au nord d’Edimbourg aidé en cela par la Home Guard. Malgré un appel aux armes par le biais des communautés d’émigrés aux USA et au Canada, les réponses furent peu nombreuses et la reconstruction de l’Armée polonaise très lente. On ne savait combien de Polonais survivaient à Vichy et capables de s’évader.  

Une fois la menace principale d’invasion levée la Grande-Bretagne entreprit une transformation radicale dans la démultiplication de son effort de guerre. Le 5 Août 1940 la Pologne signe un accord avec le gouvernement britannique qui stipule que toutes les forces militaires conserveront leur identité nationale et coutumes militaires sous commandement polonais conjointement avec le War Office britannique et le Haut commandement britannique d’intégrer les Polonais dans toutes les stratégies de la guerre. Sous la protestation de Sikorski et la pression de Churchill, Staline libéra des prisonniers polonais des goulags pour renforcer l’Armée polonaise formée par le Général Anders au Moyen-Orient. Le Général Anders ne fut pas satisfait du nombre déclaré et sous pression constante, Staline demanda à ce que les chiffres indiquent que 475000 hommes furent faits prisonniers malgré des estimations tendant à indiquer que 1,5 à 1,6 millions furent déportés en Russie.

En Ecosse la 1ère Division blindée (Dywizia Pancerna) prenait forme sous le commandement charismatique de Maczek avec le Colonel Kazimierz Dworak commandant en second. Sur les conseils et la prévoyance du Général Stanislaw Sosabowski, la Brigade de parachutistes polonais fut crée le 12 Octobre 1940.  

A partir de 1940 et jusqu’au printemps 1944 des réorganisations furent entreprises pour être en accord avec la machine bien huilée de l’Opération Overlord. Pendant cette période l’Armé polonaise pu  mettre en place :

  • 10ème Régiment de Fusiliers (10 Pulk Strzelcow). Unité de reconnaissance sous le commandement du Major Jan Maciejowski.
  • 10ème Brigade blindée (10 Brygada Kawalerii Pancernej) comprenant : les 1ère et 2éme Brigade blindées, le 24ème Régiment blindé Uhlan et le 10ème  Régiment de Dragons.
  • 3ème Régiment de Fusiliers (3 Brygada Strzelcow) incluant le 5ème Régiment de fusiliers Podhale commandé par le Colonel Marion Wieronski.
  • 8ème et 9ème Bataillons de Fusiliers comprenant l’Escadron Indépendant d’Artillerie lourde.
  • Une Division d’artillerie comprenant les 1èr et  2ème Régiments d’Artillerie Motorisés commandé par le Colonel Stanislaw Noel.
  • 1ers Régiments anti-chars et anti-aériens.
  • Unité de Sapeurs comprenant les 10ème et 11ème Compagnies de Sapeurs et incluant le 1er Peloton de Pont et une compagnie auxiliaire commandées par le Lieutenant Colonel Jan Dorantt.
  • Le Lieutenant Jan Graikowski commandait le bataillon de communications comprenant les 1er, 2ème, 3ème et 10ème escadrons de Communications qui étaient responsables des réparations, du ravitaillement et du matériel sanitaire.
 


Entraînement en Ecosse

En Mai 1943, la Première Division Blindée quitte l’Ecosse et le dépôt de l’Armée de Pickering et arrive à Chippenham près de Newmarket dans le Suffolk pour effectuer pendant cinq mois un entraînement intensif sur des chars Cromwell. Ces exercices se déroulaient sur la terre de bruyère du Suffolk et cet endroit fut choisi pour sa ressemblance avec le paysage du nord de la France mais aucune avec le bocage normand qui fut un désastre plus tard pour l’US Army sous Patton.  


Le Général Stanislaw Maczek à Newmarket, Suffolk.

Operation Overlord
La 1ère Division polonaise fut rattachée à la 1ère Armée canadienne qui eut pour rôle de faire partie de la tête de pont devant donner l’assaut à Caen. Le rôle des Polonais fut d’être présent lors des dernières phases de l’invasion afin de couvrir la progression de la tête de pont au-delà des plages et permettre la percée jusque Caen.

La plage Juno était partagée en deux secteurs : Mike et Nan. Juno était la seconde plage la plus défendue (après Omaha) choisie pour le débarquement avec la 3ème Division canadienne (comprenant la seconde Brigade Blindée canadienne) devant se rendre maître de la plage, sécuriser le secteur et les promontoires situés entre Saint Aubin sur Mer à l’Est et Courseules sur Mer à l’Ouest. Les défenses allemandes causèrent de nombreuses victimes à la première vague et comme la marée montait, les barges de débarquement alliées  s’empêtraient avec les obstacles et mines anti-invasion. Les experts militaires de l’Opération Overlord avaient convenu que les blindés suivraient les vagues d’infanterie et ceci aurait pu occasionner des pertes supérieures à celles auxquelles on s’attendait, car il y vait un manque de couverture de feu. Les Royal Marines britanniques étaient équipés de chars Centaur désuets avec des obusiers de 95mm pour un appui étroit d’artillerie lors du débarquement, cependant, ceux-ci n’étaient pas » recommandés « pour être charger à bord des barges de débarquement et représentaient seulement 15% de chance à l’embarquement (Hastings, 1999). Il aura fallu environ trois heures pour s’emparer de Saint-Aubin sur Mer avec un taux de pertes s’élevant à environ 50%.

La 3ème Division Canadienne était une partie de la 2ème Armée Britannique et leur ruée vers Caen fut un de leurs plans les plus ambitieux. La poussée canadienne fut freinée à Carpiquet lorsqu’elle se heurta à la formidable contre-attaque de la 12ème Division SS Panzer. Les plages étant « obstruées » de nouvelles vagues d’assaut furent désignées pour nettoyer les poches de résistance. La 12ème Division allemande sous les ordres du Colonel Jurt (Panzer) Meyer se livra avec ardeur afin de contenir les Canadiens et les repousser à la mer, cependant, les 7ème et 9ème Brigades Canadiennes effectuèrent plusieurs contre-attaques réussissant à consolider leurs positions.  


La 1ère Division Firefly de chars Sherman à l’embarquement

Les premières unités débarquèrent sur les plages normandes le 30 Juillet 1944 (J+54) à Courseulles sur Mer à Juno Beach. Leur premier objectif fut de s’emparer du secteur de Falaise et faire la liaison avec les troupes US près d’Argentan afin d’enfermer les forces allemandes dans la péninsule et interdire toute retraite. Toutefois la campagne de Normandie allait s’avérer rude et l’échec de la prise de Caen retarda la percée à 6 semaines et empêcha aussi les Alliés de percer dans des lieux propices au déplacement des blindés.

Montgomery fit trois tentatives pour s’emparer de Caen. La première fut une attaque directe en temps que suite à la stratégie d’invasion (opération Overlord) des 7 et 8 Juin. La seconde était d’envelopper Caen par un contournement vers Villers-Bocage le 13 Juin et finalement par l’Opération Epsom le 25 Juin. Les forces américaines héritèrent de Cherbourg et eurent pour tache de nettoyer le Cotentin (Opération Cobra), ce fut chose faite le 27 Juin. Les combats menés par les Américains dans le Bocage normand le furent non pas pour des centaines de mètres mais au contraire pour des centimètres de terrains gagnés dans des champs et chemins encaissés, en comparaison avec la Grande Guerre. La défense allemande utilisant ces artifices naturels, les contre-attaques et les lieux de retranchements furent consignés dans des manuels afin que les Généraux à venir puissent les étudier. Dès que St.Lô tomba, Patton effectua une percée dans la vallée de la Loire.

Pendant ce temps, Montgomery vit sa poussée vers Villers-Bocage ralentie et ne pu effectuer aucun de ces objectifs. L’opération Epsom du 26 Juin fut une débâcle avec des pertes très importantes. La totalité du VIIIème Corps lança une attaque sur un front de 6km entre les villages de Carpiquet et Rauray à travers des régions fortement boisées vers la rivière Odon et le sud-ouest de Caen dans l’espoir d’encercler la ville. L’âpre bataille était évocatrice de Passchendaele avec des attaques repoussées par des contre-attaques et l’opération s’acheva le 1er Juillet.

Montgomery lança l’opération Goodwood du 18 au 20 Juillet de manière à s’emparer de tous les passages sur l’Orne entre Caen et Argentan. A la consternation des commandants tel que le Général « Pip » Roberts de la 11ème Brigade Blindée, les divisions d’infanterie et de blindés auraient chacun leurs propres objectifs  et la demande des commandants d’utiliser des armes automatiques pour venir en aide à l’infanterie fut sujets de grandes préoccupations. Le support de bombardements servant à atteindre les Panzers du Groupe Ouest échoua à détruire le matériel et l’endurance des défenseurs enterrés dans les tranchées avec leur supériorité d’équipements infligea des pertes colossales et à nouveau la bataille fut perdue. Goodwood manqua ses objectifs conduisant la perte de 400 chars et 5537 hommes.

La 1ère Division Polonaise fut dirigée en direction de Bayeux pour former la Division entre la fin Juillet et le 7 Août 1944 avec la 4ème Brigade Blindée Canadienne. Montgomery avait sous-estimé la force de la 12ème SS Panzer tenant un front situé sur la route Caen – Falaise. Après l’attaque des divisions d’infanterie de la 21ème Armée, les unités blindées avancèrent malgré les « tirs amis » des bombardiers américains atteignant la division d’artillerie. Vers midi l’infanterie s’était emparée de quelques bandes de terrain en campagne et de villes environnantes allant de Fonteney à Tilley-la-Compagne alors qu’au sud de Caen les deux divisions blindées avaient rencontré une forte résistance et la 1ère Division avait perdu 40 chars et la progression cessa à 50km de Falaise.

La 1ère Division Polonaise fut rappelée en opérations le 10 Août 1940 lors de l’Opération Totalize. Celle-ci débuta le 7 Août à 23heures  par le bombardement des flancs Canadien et Polonais effectué par plus de mille Lancaster et Halifax, entre La Hague et Mare de Magne à l’est et Le Marmion et May sur Orne à l’ouest bouleversant la 89ème Division allemande. L’objectif des Polonais était de s’emparer de la côte 111 et du bois de Chemi-Hausse puis contenir pendant deux jours la contre-attaque. L’opération Totalize fit diminuer la contrariété de Montgomery et ceci donna l’opportunité aux Allemands de reformer leurs lignes de défenses le long de la rivière Laison.  

L’ Operation Tractable fut lancée le 14 Août afin d’enfermer les Allemands dans une poche. La 2ème Division Canadienne avançait dans un épais nuages de poussières provoqué par les blindés et rendant toute navigation impossible. La progression cessa aux abords de la Laison faisant ainsi office de barrage aux chars et le plus tragique fut le Bomber Command lequel envoya des Escadrilles canadiennes qui confondirent les fusées jaunes des positions ennemies et bombardèrent leurs propres troupes au sol causant la perte de 300 hommes (Hastings,1999). Montgomery et Patton voulaient que la poche soit fermée et empêcher l’Armée allemande de s’échapper par un étroit couloir proche de Falaise.  

Le 15 Août, les blindés polonais et canadiens reçurent l’ordre de bifurquer à l’ouest vers Trun pour fermer la poche et franchir la rivière Dives alors que Falaise venait d’être débarrassée des fanatiques de la Jeunesse Hitlérienne qui avaient défendu la ville jusqu’au dernier homme. La 1ère Division Polonaise (le 2ème Régiment Blindé) reçut l’ordre d’aller vers Chambois à tout prix de manière à fermer la poche. Retards et confusions concernant les ordres firent que ce Régiment se mit en route, dès le 18 Août, en direction de Les Champeux avant de prendre la direction de Chambois où l’écart entre les Allemands qui s’enfuyaient s’avéra être que d’une centaine de mètres dans une ruelle jonchée de corps mutilés et de matériels de guerre.Les chasseurs bombardiers alliés firent plus de 2à 3000 sorties quotidiennes infligeant de lourdes pertes tandis que l’artillerie arrosait la vallée en contrebas. Le 2ème Régiment Blindé et la 4ème Brigade Blindée Canadienne furent sous le feu constant des contre-attaques de la 2ème SS Panzer. S’étant emparé du Mont Ormel (côte 262), les Polonais conservèrent la position et bloquèrent la 7ème Armée Allemande qui tentait de s’échapper. En fait, 1500 Polonais et 80 chars furent coupés du reste au Mont Ormel du 19 au 22 Août et se battirent avec « une hargne incroyable. Polonais et Allemands se détestaient et chacun croyaient qu’ils avaient toutes les raisons pour se venger, les Polonais pour des motis bien différents » (Hastings, 1999 : 357).  

Le Général Stanislaw Maczek avait reconnu l’importance stratégique du Mont Ormel et sa décision de tenir l’escarpement puis de descendre dans la vallée pour s’emparer de Chambois afn de refermer la poche. Il captura 150 officiers, fit 5500 prisonniers de guerre, détruisit 70 chars et quelques 500 autres véhicules.

Du 23 au 28 Août 1940 la 1ère Division Polonaise fut mise en réserve. Elle fut contingentée à Maisnil / La Brouay à l’est de Caen pour se reformer et se réarmer et aussi pour reprendre des forces.

The March to Germany

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